Le 8 mars 2000, la Marche mondiale des femmes est lancée pour lutter contre la pauvreté et la violence faite aux femmes. Sous l’égide de la Fédération des Femmes du Québec, des comités de coordination et des groupes de femmes ont été mis sur pied dans 161 pays et plus de cinq millions de femmes et d’hommes à travers le monde répondent à l’appel. L’idée de tenir une marche mondiale des femmes en l’an 2000 est née suite à la Marche de femmes contre la pauvreté qui a eu lieu en 1995 au Québec.
Dans certains pays, comme le Burkina Faso et le Mozambique, les comités de coordination des femmes ont pour la première fois pu exprimer leurs préoccupations directement au chef de leur gouvernement. Au Venezuela, la violence envers les femmes a finalement été reconnue comme un acte criminel tandis que les femmes descendaient dans la rue au Maroc dans une manifestation sans précédent pour demander des modifications attendues depuis longtemps au droit de la famille.
La Marche mondiale des femmes a permis d’attirer l’attention sur quelques-uns des principaux problèmes touchant les femmes et d’établir des liens entre les travailleuses du monde entier.

Le 15 janvier 2000, à 14h, à Paris, les femmes prennent la Bastille !. Première manifestation d’une année qui sera celle des Marches mondiales des femmes. Le 15 janvier a été choisi symboliquement : c’est le 25ème anniversaire de la loi Veil sur l’IVG.

