« Faites l’amour, pas la guerre »
Mauve, violet, lavande... est la tonalité en vogue dans les années 70, époque à laquelle les mouvements féministes prennent une certaine ampleur. Les féministes l’ont-elle adoptée pour la sagesse et la spiritualité qu’elle symbolisait alors ? Pour signifier qu’au delà d’un corps, toute femme est doté d’esprit : j’ai un utérus ET un cerveau
.
De toutes façons, sur la palette, il ne restait plus guère de choix : rouge, noir, bleu et blanc étaient déjà associés à des mouvements politiques connus et terriblement... mâles. Certaines racontent qu’elles choisirent donc le violet et le mauve par provocation : une façon de se réapproprier en les détournant les codes de couleurs habituellement imposés aux femmes (rose bonbon, mauve tendre et autres tons pastels). Ouh ! les méchantes filles avec des rubans mauves !
Suffragettes violettes
Pour les suffragettes de l’entre deux guerres, le choix du violet avait peut-être un rapport avec la couleur associée au « demi deuil », période de vêtements violet foncés succédant aux vêtements noirs de la première année de deuil. En effet, en 1916, le député français Barrès proposa le « suffrage des morts », un droit de vote accordé exclusivement aux veuves et aux mères de soldats tués pendant la guerre.

- Violet, blanc et or : les couleurs victorieuses du féminisme... ici reprises par Xéna !
D’un autre côté, la couleur violette était déjà présente dès le début du XIXe siècle, dans les premiers mouvements de femmes réclamant le droit de vote, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis. Celles-ci portaient des rubans violets, jaunes et blancs lors des manifestations.
Plus simple (simpliste ?)
Prenez de la peinture rose bonbon comme les filles, et de la peinture bleu ciel comme les garçons, mélangez les deux, vous obtenez... du mauve !
D’autres couleurs sont parfois associées aux mouvements de femmes comme le blanc, l’or et le vert. Le violet pâle (lavande) semble actuellement davantage associé aux mouvements homosexuel-le-s.

