Aboutissement de plusieurs années de lutes féminines pour la liberté de disposer de leur corps, le décret du 8 mars 1972 réglemente la fabrication et la prescription des contraceptifs (autorisés depuis 1967).
Deux ans plus tard, une nouvelle loi autorise la délivrance de la pilule contraceptive aux mineures sans l’autorisation de leurs parents. Elle garantie anonymat et gratuité dans les centres de planification familiaux.
Cependant, la liberté de disposer de son corps est un droit récemment acquis et encore fragile : ce décret sera remis en cause en mars 1995, par un amendement heureusement rejeté à la quasi-hunanimité, grâce au retour sur le devant de la scène des femmes qui avaient obtenues ce décret.

