La publicité est entrée dans tous les foyers et phagocyte l’univers quotidien. La femme-ménagère des réclames a cédé la place à la « fille de pub » jeune, jolie, libérée et de plus en plus déshabillée.
En 1981, c’est l’événement « Myriam » (une campagne publicitaire initiée par l’agence CLM/BBDO) : à la fin de l’été, le mannequin Myriam, en bikini sur fond de plage, mains sur les hanches, promet d’enlever le « haut ». Puis le « bas » deux jours plus tard. Ce qu’elle fait... de dos ! On découvre alors le slogan et l’annonceur : Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses
. CQFD, l’humour en prime.
Des filles nues pour susciter le désir et vendre n’importe quoi... Avec les années 80, le spectateur devient voyeur et l’émergence du minitel n’arrange rien : la promotion des messageries roses alourdit l’atmosphère de publicités sauvages, violemment érotiques.

